Portrait : Carole Delahaie

Portrait : Carole Delahaie

Gestionnaire assurance et contentieux, un métier multi-facettes

Gestionnaire assurance et contentieux du service copropriétés depuis 2007 au sein de l’Agence Etoile Magenta, Carole Delahaie nous livre son histoire et nous explique pourquoi elle aime son métier “multi-facettes”.

Quel a été votre parcours avant de rejoindre l’agence Etoile ?

J’ai toujours été intéressée par le monde de l’immobilier et j’ai tout naturellement, mon baccalauréat en poche, décidé de m’orienter vers un BTS professions immobilières. J’y ai appris les trois métiers principaux de l’immobilier, à savoir la transaction, la gestion locative et le syndic. Durant mes études, j’ai effectué des stages pour justement mieux connaître ces trois métiers. A ma sortie de BTS, l’un de mes employeurs de stage m’a engagée en tant que Négociatrice. C’est là que j’ai réalisé que ce métier n’était pas fait pour moi. Je ne me sentais pas l’âme d’une commerciale et j’aimais l’idée de suivre les personnes avec lesquelles j’avais déjà été en contact. Lorsque vous travaillez à la transaction, vous faîtes connaissance avec les futurs acheteurs, mais lorsqu’ils ont trouvé le bien qui les intéresse, ils ne reviennent plus vous voir… Or, je trouvais cela assez frustrant… J’ai donc décidé de me ré-orienter dans les métiers de syndic. En effet, j’avais aussi envie d’être dans un bureau et de gérer des dossiers. Non pas que je n’aime pas être  sur le terrain, mais tout est une question de proportions…

Gestionnaire assurance et contentieux : quelle est votre mission aujourd’hui ?

J’ai intégré le réseau des agences Etoile en 2007 en tant qu’assistante de copropriété. Depuis lors, mon poste n’a cessé d’évoluer. Globalement, aujourd’hui, on peut dire que je réalise trois grands types de missions. Une mission de gestion de sinistres d’assurance dans les copropriétés. A Paris, il y a beaucoup de sinistres, et en particulier, des dégâts des eaux. Mais les copropriétaires peuvent aussi être confrontés à des incendies, des bris de glaces, des tags sur les façades…. Dans ce cas, je préviens l’assureur de l’immeuble, je présente une réclamation pour permettre aux copropriétaires de se faire rembourser. Ensuite, en fonction des garanties, ces derniers sont remboursés.

La seconde mission de mon poste concerne la gestion du contentieux de copropriété. Un contentieux survient par exemple, quand un copropriétaire n’a pas payé les charges de copropriété ou qu’il a réalisé des travaux qu’il n’était pas autorisé à effectuer, en infraction au règlement de la copropriété. Pour tout cela, il existe des procédures bien normées et je suis chargée de les appliquer.

Enfin, je suis également d’effectuer des mutations de propriété, lors d’une vente d’appartement, établissement des questionnaires notaires, et je travaille en étroite collaboration avec les Notaires qui, lors d’une vente, doivent réunir l’ensemble des documents administratifs légaux pour qu’une transaction se réalise en bonne et due forme.

Contrairement à ce que l’on peut croire, ce poste n’est pas uniquement administratif. Il implique d’être en relation avec l’ensemble de l’équipe de l’agence, et en particulier avec la comptabilité ou les gestionnaires de copropriété. Par ailleurs, je suis parfois amenée à me déplacer, en particulier pour réaliser des expertises d’assurance. Quand il y a un litige dans un immeuble, l’assurance mandate un expert qui vient constater les dommages et analyser si la somme proposée par l’assureur est bien proportionnelle à la somme nécessaire pour les réparations. Bien souvent c’est le gestionnaire de copropriété qui y va. Mais lorsqu’il est empêché, je suis en capacité de le remplacer. Autre motif de déplacement : lorsqu’il y a un contentieux sur un immeuble, par exemple lorsqu’un copropriétaire a effectué des travaux qu’il ne devait pas mettre en œuvre sans l’accord préalable de la copropriété. Le tribunal mandate alors un expert judiciaire, lequel convoque toutes les parties (avocat, compagnie d’assurance, le ou les syndics…). Dans ce cadre, je peux également me rendre sur place et représenter le syndic. Il faut savoir que ces réunions durent souvent au moins deux heures et qu’il peut être nécessaire d’en organiser plusieurs avant que le tribunal soit amené à rendre sa décision.

Mon poste me permet ainsi de m’épanouir pleinement dans mes fonctions, car je peux à la fois exercer des activités de bureau, nécessitant une concentration importante, et un suivi rigoureux de chaque dossier. J’échange aussi régulièrement avec l’ensemble de mes collègues et suis ponctuellement amenée à me déplacer. Un métier multi-facettes dont la complémentarité me convient parfaitement !

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Gestionnaire assurance contentieux de copropriété : quelle formation professionnelle ? 

J’exerce un métier régi par des lois qui sont en évolution permanente. Je dois donc, pour rester au fait de la réglementation, suivre très régulièrement des formations internes. Ainsi, lors du confinement, j’ai suivi une formation sur les évolutions du Droit, car de nouvelles lois nous ont permis de poursuivre nos activités de syndic en cette période si particulière de crise sanitaire. J’ai également été formée sur les évolutions des conventions en matière assurantielle. C’est un métier qui suit l’évolution de la société et nous devons sans cesse mettre à jour nos connaissances pour l’exercer au mieux.

Gestionnaire assurance contentieux de copropriété, quelles sont les qualités indispensables pour ce poste ?

Il faut d’abord aimer exercer un métier assez sédentaire. Il est vrai que je peux ponctuellement assister à des réunions extérieures, mais la majorité de mes missions se déroule dans mon bureau. Le candidat parfait devra également être organisé dans son travail et ne pas hésiter à établir un planning pour optimiser son temps. Il fera également preuve de pédagogie car un gestionnaire contentieux est parfois dans l’obligation d’expliquer à un copropriétaire pourquoi il ne devait pas, par exemple, réaliser des travaux sans accord préalable de la copropriété. Il faut donc savoir être diplomate, parfois ! Enfin, le goût pour le respect de la loi et des règlements est un préalable. Ce qui implique une personnalité très droite, disposant d’une appétence particulière pour le domaine juridique dans son ensemble.

Interview réalisée par Stéphanie Buitekant

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